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CYBERHARCÈLEMENT. C’est devenu une semaine incontournable en France ces dernières années : du 4 au 8 novembre, au retour des vacances de Toussaint, les initiatives se multiplient pour lutter contre le harcèlement à l’école. Cette année ne fait pas exception : la nouvelle ministre de l’Education nationale, Anne Genetet, tiendra une série de tables rondes, à la Sorbonne jeudi 7 novembre, pour aborder cet “enjeu d’intérêt général”, souligne son cabinet auprès de votre infolettre.
Safe space. Dans le détail, la ministre doit recevoir une vingtaine de classes et plusieurs associations, comme e-Enfance, Internet sans crainte ou la fondation Le Refuge. L’objectif est d’aborder, avec ces différents acteurs et les élèves, la question “de la prise de parole sur le harcèlement et la réception de cette même parole”, poursuit le cabinet d’Anne Genetet. Aucune plateforme, en revanche, n’a été conviée. Un choix assumé par le ministère, qui estime que “ça n’est pas son rôle” d’offrir une tribune aux réseaux sociaux dans un cadre “destiné, en priorité, à l’échange avec les élèves”.
Agenda chargé. L’autre événement de la semaine, c’est le lancement — la veille ! — de l’association de Gabriel Attal. Baptisée Faire Face, elle vise à “faire mieux travailler ensemble tous les acteurs déjà engagés dans la lutte contre le harcèlement”, explique La Tribune Dimanche (LTD). L’hebdomadaire précise que le pédopsychiatre Marcel Rufo fera partie du conseil de surveillance. Comme nous vous l’indiquions, plateformes et réseaux sociaux, comme Snapchat, TikTok, Google et Facebook, figurent cette fois parmi les invités, au côté de la société civile.
Embouteillages. “Tout le monde veut protéger les enfants, donc personne ne peut vraiment critiquer la démarche”, analyse un observateur du secteur, qui y voit l’opportunité, pour l’ancien Premier ministre, “d’être perçu comme un député porteur d’un sujet transpartisan”. Reste que cette initiative, dans un créneau déjà bien occupé, pourrait se faire au détriment d’autres acteurs, identifiés et soutenus de longue date par le gouvernement, voire le couple Macron. “Nous considérons que toute initiative est bonne à prendre”, répond, après nos sollicitations, Justine Atlan, directrice générale d’e-Enfance.
Pas de lézard. Toujours selon LTD, si Brigitte Macron sera absente pour “cause d’engagement diplomatique”, elle devrait tout de même s’exprimer par le biais d’une vidéo. Du côté du cabinet d’Anne Genetet, on assure ne pas prendre ombrage de l’initiative — ni de son calendrier. “La ministre est invitée à ce lancement et elle est ravie d’y intervenir”, souligne son cabinet à votre serviteure. Et de conclure : “Gabriel Attal et ses équipes sont également conviés, le lendemain, à notre propre événement.”

